vazaha

Ouf!

Mon blog est revenu après une dizaine de jours hors ligne.. Jésus peur. Car sur quoi est-ce qu'on aurait pu mettre les futures photos des futures 24h de Tandem d'Héric, hein, je vous le demande? Bref, merci Patron, il est toujours là...

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Soirée des Calendriers de l'Avent

Samedi 3 décembre; ça faisait six semaines qu'on était dessus (surtout Frol), qu'on se faisait des mystères (surtout Sandra), des croches pieds pour réussir à trouver qui faisait le calendrier de qui (surtout Sophie qui est allée jusqu'à soudoyer des enfants!) et enfin, le jour J est arrivé! Sandra a failli faire pipi dans la salle à manger pour qu'on lui donne le sien tout de suite, on a dû s'y mettre à tous pour la raisonner.. Bref, je raconte pas tout, vous mettrez vos commentaires!

à tous nos expats outre atlantique, Bonne Année, Mika, Chérie-Mika, K-ro, Renouche, et la "grosse" absente de la soirée (voir tout en bas)!

Gros bisous!
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Journal de Bord

En fait je crois que le voyage a réellement commencé dans la nuit du 23 au 24, quand, sur le conseil de notre voisin de gauche, dans l’avion, nous avons remis sur la tête notre plan de route. Au lieu de Tuléar, direction Andasibe, sur la route de l’est, avant Tamatave et Sainte Marie. Ça devait être une bonne idée, puisqu’à dix heures et demi, nous étions logés et douchés dans un splendide bungalow, face à la forêt vierge.

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Andasibe

Le taxi dans lequel nous avons quitté l’aéroport en direction de la gare routière nous a fait traverser la banlieue de Tana, et il faut bien admettre qu’ici, tout est loin d’être pareil, et d’ailleurs, c’est même plutôt différent. Toutes proportions gardées on a presque pas attendu pour que le taxi brousse quitte la ville. Trois heures de rizières en terrasse, de moyenne montagne, de cases et de villages pleins d’écoliers en bleu nous ont fait passer le temps jusqu’à Andasibe. Frais et contents, nous avons mis à profit l’après midi pour une belle balade, Andasibe et ses sourires d’abord, puis le parc à Orchidées.

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La Forêt Vierge

Puis petite promenade de 2h de nuit dans la forêt à la torche pour tenter d’approcher les lémuriens. Bilan : 1 micronimus, des grenouilles multicolores, 1 hérisson, des phasmes, 1 caméléon… Bref plein de sensations, de bruits, et de senteurs étranges. Resto, au menu steak de zébu au poivre, succulent ! Puis une bonne et courte nuit rythmée par les bruits de la forêt. Réveil à 6h30* et retour dans la forêt pour y voir des Indris qui s’étaient cachés loin, dans la forêt vierge, à environ 2h de marche. Fantastique !
*Au chant des Indris, dont on dit qu’ils ont trois forme de cris. Si vous en entendez un 4e, c’est un zébu.



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Belle balade en forêt, avec un guide de l’Association local « d’écotourisme », et un guide pisteur. Scarabée girafe, grenouille, serpent pas méchant mais qui fait un peu peur quand même, et Indri. Le Taxi Brousse vers Moranga nous a attrapé avant qu’on ait eu le temps de l’attendre, puis de Moranga (et son joli marché) nous avons entamé 5h de route vers Tamatave.



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Villages et paysages variés jusqu’à Brickaville, où deux entreprises occidentales et un chantier d’aménagement routier financé pas la communauté européenne ont suffi à faire muter l’habitat. Abandon des cases en bambou et construction de bungalows en bois sur pilotis, commerces en dur, bref, une ville un peu bourgeoise ont on se demande ce qu’elle deviendra quand le chantier sera fini. Arrivée à Tamatave à 17h, taxi jusqu’à l’hôtel que nous avions choisi (et là on aurait mieux fait de faire un scrabble à ce moment là, car BONJOUR la chambre, Sam s’est fait réveiller à 5h du mat’ par une blatte ENORME) bref. On a quand même réussi à passer une bonne soirée. Apéro au bord d’une piscine au bord de la plage, restau à la Véranda, Sammosa et Tournedos de Zébu Rossini (si) banane flambée.. Miam

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Tamatave - Sainte Marie

Et nous voilà aujourd’hui. Après avoir inspiré profondément au guichet d’Air Mad’, on a dit que oui, on prenait les billets aller pour Sainte Marie sans savoir quand on aurait un billet retour.

De Andasibe à Tamatave, ce qui est le plus marquant c’est la déforestation qui a transformé la forêt primaire en green de golf… J’écris mal parce qu’on est sur la plage et qu’on bronze en même temps. Les gens sont très gentils et très pauvres dans les campagnes, mais ils ont tout le temps le sourire, c’est très agréable, on se sent bien. Dommage que le développement économique se fasse toujours au détriment de la nature.

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Saut de puce Tamatave – Sainte Marie (20 min d’avion) et nous voilà au paradis ! Près d’1 km de piste sac à dos le long des zébus qui bronzent sous les cocotiers, puis transfert en pirogue (âprement négocié – non je paierai pas 90 centimes d’Euro je paierai 75 et pas plus - je m’entraîne) et nous sommes arrivés sur l’Ile aux Nattes. Et là, l’hôtel pourri à Tamatave, les 7 heures de taxi brousse, finalement, c’est pas si grave. Pointage à l’hôtel (paradisiaque), puis promenade (sans les sacs à dos, donc paradisiaque), puis baignade dans un lagon paradisiaque, barbotage au milieu des poissons paradisiaque pour Sam et retour à l’hôtel – coupé d’électricité, et éclairé via un énôrme groupe électrogène placé juste devant ce qui aurait pu être notre bungalow paradisiaque avec vue sur un lagon turquoise, sauf que du coup on a l’impression de camper sur la tarmac du Bourget. Le Flip. Là, on s’est dit qu’on avait eu le nez creux de réserver une table chez Régine, plus loin, soi même perdue au milieu du silence. Une THB cacahuète plus tard, on est partis heureux qui comme Ulysse et tout ça, frontale au vent, rigolant des crabes qui courent en crabe jusque dans leurs trous. Chez Régine, il faut vraiment y aller, les camarons y sont énormes et délicieux, il y a une table en terrasse sous les cocotiers éclairée à la lampe tempête, c’est trop tranquille et succulent.

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Le retour se passait à contempler les étoiles, sauf qu’une horde de 2 chiens se mit en tête de nous aboyer dessus pendant tout le trajet du retour, ce qui nous stressa un peu beaucoup ! Le groupe électrogène s’est arrêté à 22h. Ouf ! Laissant place aux bruits de la nuit tropicale et aux flux et reflux des vagues. Eclairage à la bougie, moustiquaire et ambiance sonore, tout y était. Réveil difficile à neuf heures pour prendre le petit dej’ face à la mer puis excursion le long de la plage à la recherche de la place rêvée pour passer la journée. Au bout d’1h30 on se pose près d’un récif corallien, avec dans le dos une colonie de lémuriens poussant des cris (de joie ?). Farniente et plongée, activité manuelle pour Laure.

Eh oui, j’avais appris la veille que le sort m’avait désigné la meilleure amie secrète possible pour mon calendrier de l’Avent : Christelle, LA fille qu'elle voyage et que j'allais pouvoir lui faire un calendrier tour du monde, bricolé avec des bouts de la planète. J’ai donc passé ma journée, en bonne fille multitâche, à faire plusieurs choses à la fois : dépiauter de quoi bricoler du raphia avec des feuilles de plante grasse, ramasser des noix et des coquillages, et attraper un gros coup de soleil sous l’oreille gauche, mais vraiment gros, le coup de soleil, merci. J’ai hélé Sam au bout de deux heures pour éviter qu’il ne fripe, prétextant un besoin urgent d’aller nager dans la salade, alors qu’en fait, j’ai très peur d’aller nager dans la salade, un requin pourrait avoir escaladé la barrière de corail. Nous avons fait demi tour à seize heures, talonnés par la faim, pour aller faire une pause snack de deux énormes brochettes de camarons grillés au lémurien. Le lémurien, il faut vraiment y aller, les camarons y sont énormes et délicieux, il y a une table en terrasse sous les dattiers, c’est trop tranquille et succulent. Nous sommes rentrés tranquillement vers le Maningory, avons fait affaire avec une petite fille qui vendait de la vanille sur la plage (40 gousses à un excellent prix) puis papotés avec deux autres marmots absolument trognons de pomme, et sommes arrivés pour découvrir que le patron, illuminé par la bouteille, y avait eu l’idée du siècle: organiser une soirée chandelle, sans groupe électrogène. J’ai profité de l’occasion pour piler Sam aux dames, avant de faire un dîner très honnête, et de se faire rincer au rhum arrangé par ledit patron, suite à quoi Sam a lâchement profité de mon acuité intellectuelle amoindrie pour me remettre une volée, vous savez comment sont les garçons.

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Journée Jeu de l'Oie



C’est presque vrai, mais petit mal de tête le matin quand même, avant de partir en hors bord à Ambadifotoratata. Et là, journée Jeu de l’Oie.

On avance de deux cases jusqu’à l’hôtel désiré (mais non pas l’Hôtel désiré, c’est ridicule comme nom d’hôtel ; l’hôtel désiré s’appelle le Libertalia) là, on saute du taxi brousse, et on passe son tour au Libertalia parce que c’est complet. On va à pied jusqu’à Ambadifotraratata (2km avec les sacs à dos), et là, on passe son tour pour Air Mad parce qu’il est trop tard du matin, et que qui va à pied se fait n… On se prend une chambre au Zinnia (pas cher, bof…) et on va attendre son tour à la Bigorne, où soit dit en passant, il y a une table en terrasse sous les falafa, les camarons y sont énormes et délicieux, c’est trop tranquille et succulent..

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bref on retourne à la case Air Mad, on briefe Monsieur Lozère sur l’objectif (traverser tout Mada sans toucher l’élastique ni dormir en ville) on l’écoute patiemment négocier en malgache avec la moitié des aéroports du pays, on rencontre des joueurs qu’on a dé&ja vus à Andasibe, le deal se fait et là , PAF, Air Mad et Monsieur Lozère ne prennent pas la carte bleue, on avance jusqu’à la case BOA (Bank of Africa, c’est rien que de le dire..) et là on passe son tour deux fois en attendant la confirmation du siège comme quoi oui, oui, on est bien qui on prétend être, ensuite on attend encore un quart d’heure pour que les papiers soient faits, non, on a pas repris mon passeport sur soi, on l’a déjà montré il y a deux heures et demi, mais on connaît son numéro par cœur et en plus on veut bien chanter une souris verte si le monsieur nous donne notre million, il est H-5 minutes de la fermeture des bureaux d’Air Mad et du passage par la case « tu as perdu, recommence tout » puisque demain c’est samedi et que la banque ferme pour ne rouvrir que lundi, jour où on doit prendre le bateau (à 5h30) pour être sûrs d’avoir notre avion le lendemain..;bref on finit par se glisser par le ventail gauche de la porte (celui qu’on ferme en dernier) chez Air Mad et au bout d’une demi heure, c’était fait, on pensait avoir gagné le jeu de l’oie, on avait déjà dignement fêté ça à la langouste, et d’ailleurs, le patron de la Bigorne nous avait offert le vieux rhum ambré du vainqueur.

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C’était sans compter la case extra-bonus en forme de chambre au Zinnia, mais vue de nuit. Eh oui, passe toi-même la nuit à côté du compresseur de l’école de plongée, sur une alèze en plastique et dans une chaleur insoutenable, aux côtés du groupe électrogène de la ville… on a dû dormir deux heures, et en plus, le café du matin était infect.

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La Crique

Le jeu de l’oie reprend dès le lendemain matin pour trouver deux vélos en état de marche pour visiter l’île pour deux jours de rando. Après 3 magasins visités on revient au 1er (avance de 3, recule de 1), c’est le moins pire. Et nous voilà partis, il fait chaud, et même très chaud. Petite pause coca au bout de 10 km dans une splendide baie, puis on repart réserver un bungalow les pieds dans l’eau chez Emilienne, avant de poursuivre vers la Crique. Jusqu’ici tout va bien, splendide paysage, il fait chaud mais bon…CRAC, la chaîne de mon vélo vient de casser en plein milieu de nulle part. ON est bien dans la m… Heureusement, un ouvrier travaillant dans un chantier un peu plus loin nous propose son aide et de nous amener au chantier. Les ouvriers dorment dans les fossés ou à l’ombre des arbres, c’est la sieste. Cela devient vite une attraction et finalement ça marche, on peut repartir.

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Sauf qu’un gros kilomètre plus loin, re-crac, la chaîne re-casse. Pas de panique, on est dans un village, et on est tombés en panne juste devant l’épicerie. 5 ou 6 types viennent aider Sam (ou plutôt, prennent la réparation en main) pendant que je reste à l’écart (pas de femme en vue, il y a peut être une raison). Notre confiance s’effrite un peu quand on s’aperçoit qu’ils sont sur le point d’utiliser la chaîne de vélo.. pour se mettre dessus ! Et que d’ailleurs, il y en a un nombre certain qui tire des bords en marchant.. eh ben oui, ils sont tous bourrés là dedans. Heureusement, le jeune homme qui reprend la manœuvre de notre réparation a l’air sobre, et une petite frayeur plus tard, on est reparti. Inutile de préciser qu’on est arrivés un peu fourbus (surtout moi) un peu tendus (surtout moi) et un peu stressés du retour (surtout moi) à la Crique.

Enfin, comme toujours depuis le début de ce voyage, quels qu’aient été nos efforts, ils en valaient la peine ; en effet, la Crique, c’est tout simplement la Baie des Pirates, et nous, on y est allés !

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Le retour chez Emilienne s’est finalement passé sans encombre, et on a passé une superbe fin d’après midi, il faut dire que chez Emilienne, il faut vraiment y aller, les camarons y sont énormes et délicieux, il y a une table en terrasse sous les palmiers, c’est trop tranquille et succulent.

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Sainte Marie - Tamatave

RAS du lendemain, plongée et ramassage de coquillages, on est rentrés tout doucement vers Ambadifotatra, la chaîne a tenu, et on un peu trop fêté ça la soir, il faut dire que Benoit, le patron de la Bigorne, nous a rincé toute la soirée. Il faudra se souvenir que Benoit est un rescapé du naufrage du Tanio ( ?) deux ans après l’Amocco Cadix, et qu’il s’est répandu en excuses d’avoir Sali nos côtes. Benoit, on est contents de l’avoir rencontré, c’est comme Emilienne et la serveuse de chez Régine, de bonnes rencontres. A ce sujet, le loueur de vélo, auprès duquel on a fait nos macaques en rentrant, s’est trouvé être originaire d’Ancenis, et nous a finalement bien rendu service puisqu’il nous a conseillé d’aller nous faire rembourser 50% du prix du billet Sainte Marie Tamatave correspondant au « Madabus » qui part en réalité plus tard que le taxi brousse. Nous avons été bien inspirés de suivre son conseil puisqu’en arrivant dans les bureaux de Cap sainte Marie, nos noms avaient disparu de la liste des passagers! On s’est donc fait réinscrire derechef pour la moitié du trajet (ce qui nous a évité de rester comme des glandus sur le quai comme ça a été le cas pour d’autres) et rembourser 20€, ce qui, surtout ici, reste une somme.
S’en est suivi une nuit pas top, puisque le remblai d’Ambadifotr, c’est pas la longueur de celui de la Baule, et que le compresseur de l’école de voile n’était pas loi. Quant à moi, j’ai en plus cauchemardé du naufrage de notre bateau le lendemain, qui, à l’instar de la Samsonnette en 2001, allait immanquablement nous livrer aux requins comme c’est écrit dans le routard, bref, j’ai pas dormi.

Moi si, très bien même, tout imbibé de rhum que j’étais et après avoir mis d’innombrables branlées à la petite aux dames. 5h pétantes, on part pour le bateau (Laure était déjà debout, ce qui est suffisamment rare pour être souligné). On a le teint hâlé et depuis 4 jours on est complètement détendus, ma barbe pousse et le dessous de bras de Laure aussi ! Traversée sans pépin ou presque, Laure fait de l’apnée parce que son voisin refoule grave du goulot (pas moi, l’autre..) et on se prend, après avoir surfé les vagues avec le bateau, une petite pluie tropicale (pluies à litchis comme ils disent ici). Le port de débarquement est typique, un marché, des gosses de partout, 2h avant de boucler le taxi brousse et de partir, coincés à 4 par banquettes, avec de multiples arrêts au klaxon, desfois qu’on pourrait pas entasser quelqu’un de plus. 1 poule et 1 canard plus loin, + 1 pont en reconstruction franchi, et deux ou trois averses tropicales avec des gamins, le sourire jusqu’au oreilles, se faisant des parapluies avec des feuilles de palmiers, on arrive à Tamatave, devant notre villa face à la mer. Trop dur.

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La chasse au trésor

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Le reste de la journée, on a bossé grave, puisqu’il fallait absolument qu’on trouve des Sesterçomanaratava (qui en réalité s’appellent des Ariary) avant d’aller s’enterrer à Anakao. Sauf qu’ici, c’est la Toussaint, et que dans un pays qui révère avant tout le culte des ancêtres, la Toussaint, c’est folklo. Ajoutez à ça que le jour important c’est mercredi mais que le pont dure lundi et mardi, ça vous donnera une idée de la trotte qu’on s’est fait pour trouver des Sesterces. On est passés par la plage, où les gamins jouent à faire des saltos arrière sans trampoline (ben oui, on est des branques, ici, ils portent des trucs sur leur tête sans les mains, ils pêchent au gros en pirogue de nuit à la lanterne et ils font des saltos arrières sans trampoline) bref, énorme balade, un peu dure sur la fin quand les rues de Tamatave ont commencé à changer de place dans notre dos pour qu’on ne retrouve pas le boulevard Joffre, mais on a fini par emporter la partie. On a également pu visiter un supermarché ! Le « Score » de Tamatave. 9600 ar. Les trois langoustes au rayon surgelé, ça fait un peu moins de 4€, ça fout les boules. Sam a absolument tenu à s’acheter des rasoirs, alors qu’il est tout poilu de la goule (« et toi des dessous de bras », me direz vous, vu qu’il m’a balancé, certes, j’en conviens, mais moi, j’achète pas des rasoirs par paquet de dix pour en faire des guirlandes) j’ai âs trop compris pourquoi mais bon. Bref, on est de retour à la terrasse de notre hôtel le tanker d’en face n’a toujours pas bougé, mais comme il fait nuit il est tout illuminé, on dirait une sorte de grosse guinguette flottante un peu ridicule où il n’y aurait pas trop d’ambiance. Bizarre.

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Nuit extrêmement réparatrice (surtout pour Laure (12h de sommeil). Moi j’étais debout sur la terrasse face à l mer pour prendre le petit dej heureux, décontracté de partout jusqu’au moment où une averse tropicale bien sentie me rafraîchit les idées. Je me suis donc recouché comme un seul homme. Ne jamais lutter contre la nature. Vers midi on décolle de l’hôtel et 12h30 de Tamatave pour traverser tout Mada en avion. Arrivée à Tuléar à 17h après 2 petites escales, quelques bons trous d’air, un atterrissage un peu douteux et 1 dizaine de chapitres du Da Vinci code.

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Arrivée à Tuléar

On est passé par dessus le tropique du Capricorne et presque toute l’ile .Là où il n’y a pas de nuage, il n’y a pas non plus de doute, Madagascar brûle. D’en haut, on peut voir jusqu’à une dizaine de feux allumés simultanément par les « cultivateurs ». Ici, on cultive sur brûlis, et comme Sam le disait plus haut, la forêt vierge est poussée jusque dans ses derniers retranchements. Je ne sais pas s’il a été un temps où Tuléar ressemblait à Andasibe, mais aujourd’hui, c’est le désert, alors qu’on s’attendrait à trouver une région prospérant du tourisme, ça ressemble plutôt à un bidonville – eh oui, plus de végétation, plus de bambous, plus de bananiers, plus de cases en falafa. Ici, l’habitat est fait de tôle, de planches et de sacs de ciment, et ça ne respire pas la même joie de vivre que dans le fin fond des campagnes d’où nous venons, où les enfants rigolent de la pluie sous leurs feuilles de palmier.

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C’est bien dit..
Mais arrivés à l’hôtel, on se prend une bonne douche et là je me rase, moi ! (signé Robert)

Nos bagages ont eu chaud aujourd’hui, le Taxi à Tamatave pris de panique a failli s’enfuir avec, puis les transferts Air Mad paraissant aléatoire on a été un peu tendus mais c’était injustifié, heureusement.


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Anakao

On a dormi au chant du geko parade, bruyants, les lascars ! Le trajet vers Anakao était splendide. Taxi brousse dans le désert, on a vu un énorme python, quelques petits baobabs, puis on a passé le delta de la rivière locale en bateau, et on a fini en pick up, à l’arrière sur des banquettes. Le gars nous a lâché DANS LE DESERT en nous disant que si si c’était juste derrière. On a fait presque 800m en plein désert sans savoir où on était, en mangeant du sable au passage, sous un cagnard sérieux, avant d’arriver sur la plage. Je crois qu’on était un peu flippés tous les deux.

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D’autant plus que c’était sinistre. Une carapace de tortue morte le long de la route, et enfin l’Eldorado. Des bungalows face à la mer, un accueil chaleureux et on peut poser nos sacs pour une bonne semaine. On se lave au seau, on prend un rhum arrangé avec du fromage de chèvre maison lui aussi arrangé ! Une petite baignade, une petite plongée et on rentre se reposer ( parce que c’est fatiguant tout ça) en jouant au UNO. Le midi se compose d’un crabe et le Paris Dakar nous avait suivi.

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Anakao est à 800 m, et après une nuit un peu agitée pour Sam, une matinée de boulot pour moi (20 coquillages et un jeu de dame bricolé sur le pouce)) on part à la « ville ». Les villages de pêcheur c’est très beau en photo, très très. En vrai, c’est beau aussi mais ça sent un mélange d’iode, d’entrailles de poisson échouées au soleil et de caca d’enfant. Ça calme un peu. Mais bon, ici, c’est le bout du monde du bout du monde, et si ça sentait le chlore on serait bien navrés.

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La bouffe de l’hôtel est en fait dégueu, et le gentil patron pas si gentil. J’ai une bonne tourista et Laure en profite pour nous confectionner un joli petit jeu de dames avec des coquillages. Demain on va sur l’Ile de Nosy Ve avec les pêcheurs du village pour 4 fois moins cher que le prix proposé par le gentil patron.

Heureusement d’ailleurs qu’on a croisé la petite famille de Vazaha qu’on avait rencontré durant le transfert, et qui nous a prévenu que rapport aux tarifs, on était en train de se faire farcir comme des palourdes (décidément on est poursuivis par les palourdes) Bref, à l’instant même, on est chez Emile, sorte de buvette du bout du monde, et tout y est splendide, y compris le soleil qui ne va pas tarder à plonger dans la mer.

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Grosse Flemme



Finalement, j’ai fait ma grosse flemmarde ce matin, et j’ai laissé partir Sam tout seul à Nosy ve avec le pêcheur à dread locks et son très joli bateau, une cata-pirogue à voile avec un mat en V, et une belle voile blanche avec une rayure bleue au milieu. Après un bon petit dèj (on a pas dîné hier soir, méfiants qu’on est devenus) j’ai bossé un peu ce matin (dix coquillages) et je m’abîme dans la contemplation des flots turquoise (en gros je glande, mais en plus classe).

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Retour de Nosy ve, c’était top. Aller en pyrogue à voile, le type assure grave, plongée, 2-3 photos de paille en queue (oiseaux nidificateurs de l’îlot) puis bouffe de poissons grillées sur l’île à l’arrache et replongée magnifique. Je suis parti à 6h30 et suis de retour à 14.00. J’ai négocié notre retour à Tuléar en voile pour le lendemain et Laure nous a trouvé un hôtel tip top pour notre dernière nuit à Akinao. Trop trop bien il y a de vraies douches et de vraies chiottes. Je m’abandonne au rhum pour le reste de la journée en attendant la nuit…

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Et le plongeur est effectivement bien abandonné, à en juger par son orthographe, son débit de conneries à la minute (il est en train de traiter de Grosse Géraldine la dame absolument charmante qui nous a rapatrié ici) et son mélange des lieux, puisque demain nous partons à Ifaty et non à Tuléar, et que c’est notre dernière nuit à Anakao et non à Akinao. On dirait qu’il veut faire une belote, il faut que je raccroche, je rappelle plus tard.



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Anakao - Ifaty en cata-pirogue à voile, ça dépote!



Le repas s’est pas trop mal passé étant donné mon état. Faire du PR sous rhum avec des gens d’un âge certain, c’est un numéro d’équilibriste assez périlleux. Pour commencer après les présentations, j’ai voulu, en garçon bien élevé, servir ces dames en eau, eh oui, mais j’ai raté le verre de la Géraldine et tout versé à côté. Le ton était donné. Puis le nez dans mon assiette j’ai pu admirer le débit et la gouaille de ma chère qui s’est chargée de faire diversion. Enfin c’était très sympa, on a bien ri, ç’aurait été dommage d’aller se coucher. Du reste j’ai très bien dormi après, moi.

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Merci, moi je me suis endormie sur le dos sans pouvoir sucer mon pouce, vu que j’avais un index dans chaque oreille, rapport au barouf des c.. en quad derrière l’hôtel, et au groupe électrogène (encore lui !). Bref, j’ai fini par m’endormir, me suis réveillée à 3h30, dévorée par les squales, délestée de mon sac à dos, arrivant, trempée comme une soupe et avec un moignon de jambe, au comptoir d’Air Mad pour leur remettre mon passeport et un chiffon de billet d’avion ; bref, le cauchemar habituel, puis je me suis dit que ça allait bien se passer, rapport au Routard qui ne fait état ni de squales, ni de moignons, et je me suis rendormie. Le petit dej était excellent et j’ai passé une très bonne traversée, jusqu’à ce que…

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En fait au départ il y a eu un petit changement de programme. Clément nous a dit que son grand père était décédé dans la nuit et qu’il ne pouvait nous accompagner, nous confiant à deux de ses amis. Pas de pb, sauf que la pirogue était pourrie, et qu’ai lieu de mettre 4h pour aller à Ifaty faute de vent on a dû rebrousser chemin, les vagues devenant dangereusement grosses, pour finalement échouer à Tuléar (mi-chemin) au bout de 6h30 de navigation, les fesses sur un bout de planche de 10cm de large. Grosse frayeur mais on est content (surtout d’être vivants).

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Je confirme, pour faire Anakao – Ifaty , il faut 1) avoir le pied marin, 2) le fondement rebondi et 3) beaucoup plus que 4h.. On nous a débarqué dans un cloaque, même qu’on a filé direk se laver les pieds en arrivant, parce que le port, il était plus sale que nos pieds. Ceci étant ; la traversée du village de pêcheurs était marrante, et surtout en sortant, on a filé des bonbons, des billes et des dolipranes au marin, et du coup, c’est lui qui s’est fait taxer en rebroussant chemin. Hi hi hi ! Bref là on vient de faire un bon coup de shopping pour décompresser, et on perpétue la chaîne alimentaire à la Bernique : l’homme mange le poisson qui gobe le moustique qui bouffe l’homme qui sent le poisson, et la Laurette aussi.

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Ifaty - Mangily


Joli matin le lendemain, on a flâné sur un marché en cherchant un distributeur qu’on a fini par trouver, puis on a rallié la station de taxi brousse pour Ifaty, un peu tard (10.30) pour n’y plus trouver que le seul moyen de locomotion qu’on avait pas encore essayé (avec, il est vrai, la charrette à zébu) le camion brousse. Waouh ! On se trouvait tassé dans les taxi brousse, eh ben pardon, mais ça n’a rien à voir ! Soixante ? Soixante dix personnes peut être dans un camion bâché ? Dix mille mouches ? Et surtout, les vazaha, ça ne prend pas trop le camion brousse, normalement, donc quand ça monte dedans avec un air ahuri, tout le monde est plié de rire.. en malgache, parce que là, personne ne parle français. Et en même temps, tout le monde est très content, de pouvoir rigoler avec les vazaha, de se voir dans l’appareil photo numérique etc… ça secoue, ça pue, faut sauter par la fenêtre quand on est arrivé (sous les éclats de rire évidemment) mais c’est drôle comme tout. Ils ont failli nous dropper au mauvais hôtel (à 5 bornes du nôtre) mais nous ont finalement lâchés au bon endroit, soit une borne à peu près. Le retour de la revanche de l’arrivée à Anakao, mais avec un peu plus de cactus et un peu moins de sable.

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Accueil à la Voile Rouge par un Belge fort sympathique et ultra pro. Tout est nif. Idéal pour finir le séjour au bord de l’eau, c’est mieux que Byzance ! Au programme : Mora mora (doucement doucement). Le tel passe et on en profite pour se reconnecter doucement avec le monde « réel ».

On passe la matinée à repérer les lieux, se restaurer puis visiter la forêt de baobabs, une petite baignade et hop, il est déjà tard et le soleil ne va pas tarder à se coucher (16h30). Journée tranquille me direz vous, certes, mais dans la forêt j’ai eu la tong malheureuse, et j’ai marché sur le cou d’un serpent. Je ne sais pas lequel des deux a été le plus surpris mais c’est moi qui ai fait le plus gros saut, ça c’est sûr !


nb : On appelle généralement Ifaty le village de Mangily, voisin, et très sympa, tandis qu'à Ifaty même, ben y'a rien du tout, d'où les avis partagés des visiteurs : ceux qui sont vraiment allés à Ifaty, et ceux, plus futés, qui n'y sont pas allés.

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