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Tamatave - Sainte Marie

Et nous voilà aujourd’hui. Après avoir inspiré profondément au guichet d’Air Mad’, on a dit que oui, on prenait les billets aller pour Sainte Marie sans savoir quand on aurait un billet retour.

De Andasibe à Tamatave, ce qui est le plus marquant c’est la déforestation qui a transformé la forêt primaire en green de golf… J’écris mal parce qu’on est sur la plage et qu’on bronze en même temps. Les gens sont très gentils et très pauvres dans les campagnes, mais ils ont tout le temps le sourire, c’est très agréable, on se sent bien. Dommage que le développement économique se fasse toujours au détriment de la nature.

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Saut de puce Tamatave – Sainte Marie (20 min d’avion) et nous voilà au paradis ! Près d’1 km de piste sac à dos le long des zébus qui bronzent sous les cocotiers, puis transfert en pirogue (âprement négocié – non je paierai pas 90 centimes d’Euro je paierai 75 et pas plus - je m’entraîne) et nous sommes arrivés sur l’Ile aux Nattes. Et là, l’hôtel pourri à Tamatave, les 7 heures de taxi brousse, finalement, c’est pas si grave. Pointage à l’hôtel (paradisiaque), puis promenade (sans les sacs à dos, donc paradisiaque), puis baignade dans un lagon paradisiaque, barbotage au milieu des poissons paradisiaque pour Sam et retour à l’hôtel – coupé d’électricité, et éclairé via un énôrme groupe électrogène placé juste devant ce qui aurait pu être notre bungalow paradisiaque avec vue sur un lagon turquoise, sauf que du coup on a l’impression de camper sur la tarmac du Bourget. Le Flip. Là, on s’est dit qu’on avait eu le nez creux de réserver une table chez Régine, plus loin, soi même perdue au milieu du silence. Une THB cacahuète plus tard, on est partis heureux qui comme Ulysse et tout ça, frontale au vent, rigolant des crabes qui courent en crabe jusque dans leurs trous. Chez Régine, il faut vraiment y aller, les camarons y sont énormes et délicieux, il y a une table en terrasse sous les cocotiers éclairée à la lampe tempête, c’est trop tranquille et succulent.

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Le retour se passait à contempler les étoiles, sauf qu’une horde de 2 chiens se mit en tête de nous aboyer dessus pendant tout le trajet du retour, ce qui nous stressa un peu beaucoup ! Le groupe électrogène s’est arrêté à 22h. Ouf ! Laissant place aux bruits de la nuit tropicale et aux flux et reflux des vagues. Eclairage à la bougie, moustiquaire et ambiance sonore, tout y était. Réveil difficile à neuf heures pour prendre le petit dej’ face à la mer puis excursion le long de la plage à la recherche de la place rêvée pour passer la journée. Au bout d’1h30 on se pose près d’un récif corallien, avec dans le dos une colonie de lémuriens poussant des cris (de joie ?). Farniente et plongée, activité manuelle pour Laure.

Eh oui, j’avais appris la veille que le sort m’avait désigné la meilleure amie secrète possible pour mon calendrier de l’Avent : Christelle, LA fille qu'elle voyage et que j'allais pouvoir lui faire un calendrier tour du monde, bricolé avec des bouts de la planète. J’ai donc passé ma journée, en bonne fille multitâche, à faire plusieurs choses à la fois : dépiauter de quoi bricoler du raphia avec des feuilles de plante grasse, ramasser des noix et des coquillages, et attraper un gros coup de soleil sous l’oreille gauche, mais vraiment gros, le coup de soleil, merci. J’ai hélé Sam au bout de deux heures pour éviter qu’il ne fripe, prétextant un besoin urgent d’aller nager dans la salade, alors qu’en fait, j’ai très peur d’aller nager dans la salade, un requin pourrait avoir escaladé la barrière de corail. Nous avons fait demi tour à seize heures, talonnés par la faim, pour aller faire une pause snack de deux énormes brochettes de camarons grillés au lémurien. Le lémurien, il faut vraiment y aller, les camarons y sont énormes et délicieux, il y a une table en terrasse sous les dattiers, c’est trop tranquille et succulent. Nous sommes rentrés tranquillement vers le Maningory, avons fait affaire avec une petite fille qui vendait de la vanille sur la plage (40 gousses à un excellent prix) puis papotés avec deux autres marmots absolument trognons de pomme, et sommes arrivés pour découvrir que le patron, illuminé par la bouteille, y avait eu l’idée du siècle: organiser une soirée chandelle, sans groupe électrogène. J’ai profité de l’occasion pour piler Sam aux dames, avant de faire un dîner très honnête, et de se faire rincer au rhum arrangé par ledit patron, suite à quoi Sam a lâchement profité de mon acuité intellectuelle amoindrie pour me remettre une volée, vous savez comment sont les garçons.

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