Journée Jeu de l'Oie
C’est presque vrai, mais petit mal de tête le matin quand même, avant de partir en hors bord à Ambadifotoratata. Et là, journée Jeu de l’Oie.
On avance de deux cases jusqu’à l’hôtel désiré (mais non pas l’Hôtel désiré, c’est ridicule comme nom d’hôtel ; l’hôtel désiré s’appelle le Libertalia) là, on saute du taxi brousse, et on passe son tour au Libertalia parce que c’est complet. On va à pied jusqu’à Ambadifotraratata (2km avec les sacs à dos), et là, on passe son tour pour Air Mad parce qu’il est trop tard du matin, et que qui va à pied se fait n… On se prend une chambre au Zinnia (pas cher, bof…) et on va attendre son tour à la Bigorne, où soit dit en passant, il y a une table en terrasse sous les falafa, les camarons y sont énormes et délicieux, c’est trop tranquille et succulent..

bref on retourne à la case Air Mad, on briefe Monsieur Lozère sur l’objectif (traverser tout Mada sans toucher l’élastique ni dormir en ville) on l’écoute patiemment négocier en malgache avec la moitié des aéroports du pays, on rencontre des joueurs qu’on a dé&ja vus à Andasibe, le deal se fait et là , PAF, Air Mad et Monsieur Lozère ne prennent pas la carte bleue, on avance jusqu’à la case BOA (Bank of Africa, c’est rien que de le dire..) et là on passe son tour deux fois en attendant la confirmation du siège comme quoi oui, oui, on est bien qui on prétend être, ensuite on attend encore un quart d’heure pour que les papiers soient faits, non, on a pas repris mon passeport sur soi, on l’a déjà montré il y a deux heures et demi, mais on connaît son numéro par cœur et en plus on veut bien chanter une souris verte si le monsieur nous donne notre million, il est H-5 minutes de la fermeture des bureaux d’Air Mad et du passage par la case « tu as perdu, recommence tout » puisque demain c’est samedi et que la banque ferme pour ne rouvrir que lundi, jour où on doit prendre le bateau (à 5h30) pour être sûrs d’avoir notre avion le lendemain..;bref on finit par se glisser par le ventail gauche de la porte (celui qu’on ferme en dernier) chez Air Mad et au bout d’une demi heure, c’était fait, on pensait avoir gagné le jeu de l’oie, on avait déjà dignement fêté ça à la langouste, et d’ailleurs, le patron de la Bigorne nous avait offert le vieux rhum ambré du vainqueur.

C’était sans compter la case extra-bonus en forme de chambre au Zinnia, mais vue de nuit. Eh oui, passe toi-même la nuit à côté du compresseur de l’école de plongée, sur une alèze en plastique et dans une chaleur insoutenable, aux côtés du groupe électrogène de la ville… on a dû dormir deux heures, et en plus, le café du matin était infect.
Par vazaha, Jeudi 17 Novembre 2005 à 02:46 GMT+2 dans Journal de Bord (article, RSS)




