La chasse au trésor


Le reste de la journée, on a bossé grave, puisqu’il fallait absolument qu’on trouve des Sesterçomanaratava (qui en réalité s’appellent des Ariary) avant d’aller s’enterrer à Anakao. Sauf qu’ici, c’est la Toussaint, et que dans un pays qui révère avant tout le culte des ancêtres, la Toussaint, c’est folklo. Ajoutez à ça que le jour important c’est mercredi mais que le pont dure lundi et mardi, ça vous donnera une idée de la trotte qu’on s’est fait pour trouver des Sesterces. On est passés par la plage, où les gamins jouent à faire des saltos arrière sans trampoline (ben oui, on est des branques, ici, ils portent des trucs sur leur tête sans les mains, ils pêchent au gros en pirogue de nuit à la lanterne et ils font des saltos arrières sans trampoline) bref, énorme balade, un peu dure sur la fin quand les rues de Tamatave ont commencé à changer de place dans notre dos pour qu’on ne retrouve pas le boulevard Joffre, mais on a fini par emporter la partie. On a également pu visiter un supermarché ! Le « Score » de Tamatave. 9600 ar. Les trois langoustes au rayon surgelé, ça fait un peu moins de 4€, ça fout les boules. Sam a absolument tenu à s’acheter des rasoirs, alors qu’il est tout poilu de la goule (« et toi des dessous de bras », me direz vous, vu qu’il m’a balancé, certes, j’en conviens, mais moi, j’achète pas des rasoirs par paquet de dix pour en faire des guirlandes) j’ai âs trop compris pourquoi mais bon. Bref, on est de retour à la terrasse de notre hôtel le tanker d’en face n’a toujours pas bougé, mais comme il fait nuit il est tout illuminé, on dirait une sorte de grosse guinguette flottante un peu ridicule où il n’y aurait pas trop d’ambiance. Bizarre.




Nuit extrêmement réparatrice (surtout pour Laure (12h de sommeil). Moi j’étais debout sur la terrasse face à l mer pour prendre le petit dej heureux, décontracté de partout jusqu’au moment où une averse tropicale bien sentie me rafraîchit les idées. Je me suis donc recouché comme un seul homme. Ne jamais lutter contre la nature. Vers midi on décolle de l’hôtel et 12h30 de Tamatave pour traverser tout Mada en avion. Arrivée à Tuléar à 17h après 2 petites escales, quelques bons trous d’air, un atterrissage un peu douteux et 1 dizaine de chapitres du Da Vinci code.

Par vazaha, Jeudi 17 Novembre 2005 à 02:30 GMT+2 dans Journal de Bord (article, RSS)




