Anakao - Ifaty en cata-pirogue à voile, ça dépote!
Le repas s’est pas trop mal passé étant donné mon état. Faire du PR sous rhum avec des gens d’un âge certain, c’est un numéro d’équilibriste assez périlleux. Pour commencer après les présentations, j’ai voulu, en garçon bien élevé, servir ces dames en eau, eh oui, mais j’ai raté le verre de la Géraldine et tout versé à côté. Le ton était donné. Puis le nez dans mon assiette j’ai pu admirer le débit et la gouaille de ma chère qui s’est chargée de faire diversion. Enfin c’était très sympa, on a bien ri, ç’aurait été dommage d’aller se coucher. Du reste j’ai très bien dormi après, moi.

Merci, moi je me suis endormie sur le dos sans pouvoir sucer mon pouce, vu que j’avais un index dans chaque oreille, rapport au barouf des c.. en quad derrière l’hôtel, et au groupe électrogène (encore lui !). Bref, j’ai fini par m’endormir, me suis réveillée à 3h30, dévorée par les squales, délestée de mon sac à dos, arrivant, trempée comme une soupe et avec un moignon de jambe, au comptoir d’Air Mad pour leur remettre mon passeport et un chiffon de billet d’avion ; bref, le cauchemar habituel, puis je me suis dit que ça allait bien se passer, rapport au Routard qui ne fait état ni de squales, ni de moignons, et je me suis rendormie. Le petit dej était excellent et j’ai passé une très bonne traversée, jusqu’à ce que…




En fait au départ il y a eu un petit changement de programme. Clément nous a dit que son grand père était décédé dans la nuit et qu’il ne pouvait nous accompagner, nous confiant à deux de ses amis. Pas de pb, sauf que la pirogue était pourrie, et qu’ai lieu de mettre 4h pour aller à Ifaty faute de vent on a dû rebrousser chemin, les vagues devenant dangereusement grosses, pour finalement échouer à Tuléar (mi-chemin) au bout de 6h30 de navigation, les fesses sur un bout de planche de 10cm de large. Grosse frayeur mais on est content (surtout d’être vivants).


Je confirme, pour faire Anakao – Ifaty , il faut 1) avoir le pied marin, 2) le fondement rebondi et 3) beaucoup plus que 4h.. On nous a débarqué dans un cloaque, même qu’on a filé direk se laver les pieds en arrivant, parce que le port, il était plus sale que nos pieds. Ceci étant ; la traversée du village de pêcheurs était marrante, et surtout en sortant, on a filé des bonbons, des billes et des dolipranes au marin, et du coup, c’est lui qui s’est fait taxer en rebroussant chemin. Hi hi hi ! Bref là on vient de faire un bon coup de shopping pour décompresser, et on perpétue la chaîne alimentaire à la Bernique : l’homme mange le poisson qui gobe le moustique qui bouffe l’homme qui sent le poisson, et la Laurette aussi.




Par vazaha, Jeudi 17 Novembre 2005 à 01:45 GMT+2 dans Journal de Bord (article, RSS)




