vazaha

Baobabs et Ariary


Je précise qu’on a visité la forêt de baobabs jusqu’à l’endroit où l’ANGAP (encore eux !) a essayé de nous extorquer six mille sesterces chacun pour aller voir le gros bayobab de treize mètres de circonférence. On n’a même pas négocié et on a fait demi tour. Tout’ façon, sur le chemin, on en avait vu plein, des bayobabs, sans payer les ariary, et toc. Ici, les malgaches essaient de vous vendre des trucs sur la plage en se marrant, on refuse en se marrant, et tout le monde se marre. Après avoir essayé de lui négocier un autre tarif que celui convenu, le piroguier de Sam ce matin a essayé de lui négocier une langouste, alors que c’est interdit en cette saison, puis de lui négocier son short ! Quant à moi j’ai négocié deux magnifique paréo à dix mille ariary pièce pour onze mille en tout, je suis très fière de moi, même si sam les trouve moches. Bref, là on boit l’apéro en attendant l’heure du repas, il doit être 18.30, et la lune dort sur le dos, dans un joli ciel où ne brille pas la Grande Ourse.

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A la plonge

Juste avant l’apéro on a fait le connaissance de Coco. Un charmant perroquet qui a commencé à nous bouffer nos clopes. Séance de photo de la star qui s’est attaqué à mes lunettes et puis ras-le-bol, vivement qu’il se casse, il est envahissant ce garçon. Un couac strident et deux battements d’ailes plus tard, y’a plus personne. J’ai fait une plongée sur le récif des roses ce matin et Laure y fera son baptême demain. C’est très beau, plein de poissons colorés. Bon spot pour un baptême. Du coup sieste presque tout l’après midi car quand même trop d’efforts d’un coup, c’est dur, en plus il fait chaud, très chaud.

TITRE_IMAGEnotez la clope éventrée à côté, j'aurai jamais cru qu'un jour, je pourrai avoir envoie de gifler un perroquet

TITRE_IMAGEtout y passe, même le chewing gum..

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Et baptême donc ce matin, accompagnée par Philippe qui m’a courageusement sauvée des griffes d’un mérou (d’un pet de mérou ?) fait prendre un oursin dans la main sans gant pour donner à manger aux poissons cochers (c’est dire si même muet, Philippe est convaincant) mais s’est écoué sur le corail du si ! si ! tu peux (dois ?) caresser le gros serpent d’un mètre cinquante de long, là,… J’ai dit non tellement fort dans le détendeur que même le mérou l’a entendu. Puis bouinage à la voile rouge en attendant Sam.. tout çaaa..

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Je me suis levé peu après Laure (tout arrive) pour la rejoindre en pirogue à voile. Mais bon c’est l’Afrique et le piroguier m’a dit qu’il avait tout simplement oublié que je voulais aller sur le massif des roses et m’a déposé sur un autre spot. J’ai failli oublier de le payer, mais ça ne se fait pas. Vazaha a payé, fait semblant de faire la tête car la plongée était sympa et n’a pas donné son short ! Puis sur la musique de Royal Canin, Laure a accouru à ma rencontre sur la plage, je me suis frotté contre sa jambe et on est parti manger. Super bon ! Le rougail saucisse du Vovo Telo déchire ta mère en paréo rose. Puis paréo paréo paréo ! Sesterces contre paréo, marchandage de courtoisie et on se fait arranger en toute bonne conscience, c’est ce qu’on appelle le commerce équitable.

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Puis dernière plongée pour Sam, papote avec les murènes.. tout çaa machin, et dernier coucher de soleil. Ça fait kitsch de la dire mais c’était le plus beau. Sam nageait en plein bonheur hors de l’eau, fait suffisamment rare pour être souligné, dis-je, bref, un transat, un planteur, un ami (beethoven, le chien) une grognasse (moi) des cahouètes, le panard. Nous nous sommes ensuite régalés d’un curry de poisson, d’une ratananas et d’un excellent vin rouge espagnol, puis sommes allés nous coucher.

PS : on a vu une blatte d’1 kg et un policier malgache de 300 kg de lourdeur et de cocorico.

TITRE_IMAGEnon, ce n'est ni la blatte

TITRE_IMAGEni le gros policier

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Derniers Jours à Tana

6.00 réveil au chant des oiseaux, on a chopé un taxi, dit adieu à la mer, fait une petite photo de la mangrove, libéré de tous nos médicaments et donné nos stylos dans une école sur la route. Ça c’est fait ! On prend l’avion, RAS tout se passe bien, et on arrive à Tana à midi pour apprendre que la France est à feu et à sang ! C’est quoi ce bordel ? On part trois semaines et c’est le chaos ! Bravo ! Un coup de tacos et on arrive à l’hôtel qu’on avait choisi. Pas de bol , plus de chambre de dispo, faut dire qu’il est top. Ah, si ! il reste juste la suite, top classe, pour notre retour à la civilisation. Cas de conscience quand même pendant trois secondes, mais pour une fois qu’on peut se le permettre ! Soirée tip top.

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Je confirme, le lieu est splendide, la déco est ma-gni-fique, quoique le style colonial donne toujours un sentiment bizarre, mais l’ensemble est extrêmement.. beau. L’hôtel ressemble à un labyrinthe, dans une grande maison, et il faut passer 4 portes, 5 couloirs et 6 escaliers pour arriver jusque dans notre suite, avec une grande terrasse, une salle de bain en décaissé et.. UNE BAIGNOIRE ! Dont immédiat usage, ou presque. On est allé faire nos pouffes au marché du coin avant, épices et légumes en pagaille, fringues à croquer (pas de stickers « jésus est cool » malheureusement). Bilan, un jean chacun, des pompes pour moi et deux T-shirts pour Sam. Puis repas (fort bon, un peu tassés à table mais bon) et on se squatte sur notre terrasse de milliardaire, 2 THB au room service, on allume la télé, et là.. c’est France Costa Rica ! Et ça se joue aux Antilles, l’ambiance Afrique nous poursuit ! Bref, on regarde la 1ère mi-temps sur la terrasse, puis on tourne ; ben oui, on a une suite, faut bien qu’on en use le salon aussi ! Et là … on s’endort comme deux gros lamentables alors que la France commence à remonter au score 2.1.

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Réveil en urgence pour moi de bonne heure. J’ai une tourista terrible ! Dire qu’on a donné tous nos médocs la veille.. Dommage ! Je passe la matinée au lit à me tenir le ventre pendant que Laure se fait monter un petit déj qu’elle savoure sur la terrasse au soleil. Puis action, on serre les fesses et on repart dans Tana, visiter la ville et ses marchés. On fait nos gonzesses puis RDV d’affaire à 17.30 avec le Maître Hobiwanlananana pour voir si il y a moyen de proposer un enseignement ostéo pour les médecins de l’île.

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Peintures de Jô Peintre Analakaly - tel: 032 02 00557 - 032 04 04132 - 032 02 442 69

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Peintures Art'ina - Tel :032 02 00153 - 033 11 679 27 - Adresse : Lot 05 D Mananjara - Tana 101 - Mg

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Retour à la case Sakamanga (notre hôtel) . Une dernière THB cacahuète.. le taxi arrive dans deux heures, même pas. Dernier dîner au restaurant de l’hôtel, terrine de lapin et ses condiments, confiture de ces petits oignons qu’on ne trouve qu’ici, un peu rouges, et aussi oignons marinés au vinaigre et ciboule.. c’est bon à pleurer, je veux pas partir, on doit encore aller prendre le train et voir les Tsing, et aussi, on aurait dû rester plus longtemps chez Emilienne et aller à Antsirabe, je veux pas prendre l’avion, j’ai encore envie de camaron au coco et de faire de la plongée dans la salade…

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Je prends donc l’avion seul, oubliant Laure à Mada.
Non je déconne..


Voilà, c’était le Journal de Bord de Robert TITRE_IMAGE et Raymonde TITRE_IMAGE Bidochavamana, en vacances (sans leurs enfants Starsky et Hutch Tanananananana) à Madagascar, scar comme trace sur la peau, en Anglais, je crois.

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